09 février 2010
Martine Aubry à Metz
La première secrétaire fait la tournée des socialistes pour les mettre en train, les régionales sont sous peu. Bon, d'accord, le bilan, Jospin aussi avait un bilan... c'est un peu short.
Le projet, la vision, aux abonnés absents. Ce n'est pas un reproche, c'est un constat.
Pour l'armature du projet :
http://www.lacoopol.fr/groupe/imposition-exponentielle-lissee-des-revenus
http://www.lacoopol.fr/groupe/salaire-citoyen-universel-personnalise
http://www.lacoopol.fr/groupe/capital-risque-etatique
C'est un peu cheap pour la lumière, mais c'est bien Martine à droite, Dominique Gros maire de Metz et Jean-Pierre Masseret à sa gauche. Le reste dans la salle, ce sont de nombreux militants et sympathisants.
06 février 2010
Le bilan des régionales
La photo date un peu, mais ce sont bien des responsables politiques qui arrivent à accorder leur violon pour que le progrès ne soit pas un vain mot en Moselle. En fait, ce sont des personnes tout à fait respectables, je les connais personnellement pour les avoir approchées toutes. Ils sont indispensables pour que demain soit mieux qu'aujourd'hui, même si cela met du temps à se réaliser.
Arrière plan C.L.A.R.A.
Clara backstage
par Schuman-Kanfen
Derrière toute association, il y a des hommes et des femmes, qui donnent de leur énergie, de leur temps et de leur argent. Ce sont eux qui créent du lien social. Bien sûr, souvent, ils ont une forte motivation à le faire, leur cas particulier concerne d'autres personnes, mais ils pourraient se contenter, se satisfaire, de leur propre bonheur. Mais à un moment donné, l'injustice dont ils se sentent atteints, les pousse à ruer dans les brancards. Pour Sylvie et Dominique, ne pas baisser les bras, aller jusqu'au bout du combat que la vie leur a imposé, n'a pas détruit leur courage ni leur simplicité, ce sont des citoyens, qui assument leur singularité, et leur intégration dans la communauté humaine.
J'ai mis trois petits clips, bruts de fonderie, juste pour illustration.
Le projet de Loi en discussion au Sénat : « PROPOSITION DE LOI tendant à autoriser et encadrer la gestation pour autrui, »
Sur Facebook : « Pour un débat démocratique sur la gestation pour autrui »
05 février 2010
Fonte des neiges...
Un temps doux est arrivé en Lorraine, emporté depuis la douceur océanique à petite vitesse. Le TGV va nettement plus vite. Au delà du tranquille canal de fuite du moulin de Buding, la Canner roule des eaux limoneuses.
04 février 2010
La guinguette du moulin de la Canner est ouverte...
Elle s'intègre parfaitement au site, même sous la neige. On part en vacance quelque temps, on revient, et il y a plein de changement et de nouveautés. C'est qu'en Lorraine, cela déménage...
03 février 2010
Une vache me regarde...
Qu'il pleuve, qu'il vente, qu'il neige, elles sont dehors. De l'herbe, du foin, de l'eau, et elles sont heureuses. Un de ces jours, il faudra que je les mette dans mon assiette, des bêtes pareilles, cela ne peut pas être mauvais.
Retour en Moselle sous la neige
Ça pèle...
Autrement, c'est joli comme tout. La neige étend son blanc-manteau, etc. On se croirait en Sibérie. Bon, j'exagère un peu, il n'y a que quelques centimètres de neige, et les routes sont rapidement salées.
La Villette, Cité des Sciences et de l'Industrie
Je ne saurais trop conseiller que d'y aller régulièrement, ne serait-ce que pour fréquenter la bibliothèque, vaste, agréable, offrant son lot de nouveautés, et complètement inépuisable. On se rend alors compte que la somme des connaissances, actuelle et surtout future, se situe hors de portée de tout honnête homme. Il faut survoler certains domaines, délaisser d'autres, faire des choix, acquérir quelques connaissances annexes, à la marge de ses centres d'intérêt, pour enrichir sa réflexion.
Le restaurant "Le Hublot" est tout à fait abordable, et bien évidemment, on y voit des poissons. La Villette, un grand sous-marin qui navigue dans l'océan des connaissances scientifiques et techniques, l'endroit idéal pour faire naître des vocations chez les enfants.
02 février 2010
Jeanne, la bonne Lorraine...
Difficile de ne pas la reconnaître quand on visite la capitale française. C'est qu'elle a beaucoup œuvré pour le pays, et que son aventure a profondément marqué les esprits. Bon, maintenant, il y a l'Europe à faire, une autre capitale à construire, en Lorraine...
Promouvoir cette belle utopie constitue un travail passionnant, toutes les aides sont nécessaires, l'ensemble de la parentèle lorraine s'y rattache obligatoirement, car nous sommes tous cousins de la Jeanne, notre vaillante bergère.
iPad en vue
J'ai profité de mon étape parisienne pour visiter l'Apple Store au Carrousel du Louvre. Pour avoir les heures d'ouverture, il faut les chercher sur le Net. C'est assez façile avec un iPhone, le wifi du magasin est gratuit...
Ensuite, on peut à loisir tripoter à loisir toute la gamme, et discuter une heure durant avec une personne absolument compétente qui ne cherche en aucune manière à nous vendre quoi que ce soit. Pour acheter, il y a le Net...
En fait, c'est une vitrine magnifique, avec du personnel parfaitement formé, qui DONNE envie d'avoir toute la gamme de ces bijoux technologiques. Il me manque l'iPad, un gros iPhone, qui trouvera sa place dans le cartable de tous les écoliers. Ce que Steve Job a su faire, rendre l'informatique accessible par une interface homme-machine ludique et simple, masquant la complexité qui se cache derrière.
La souris était encore trop compliquée, il fallait apprendre à bouger le mulot et à cliquer sur le bouton posé dessus. Avec un doigt, c'est encore plus facile.
J'ai pu lancer sur un MacBook la Keynote que je n'avais pas pu suivre en direct, Apple dispose d'un objet magique, capable de nous brancher sur l'ensemble des données culturelles pendant dix heures de suite, la batterie tient le coup, avec un processeur rapide et économe, à partir de la pulpe de nos doigts. Une nouvelle révolution technologique est en marche.
01 février 2010
Ne pas nuire aux autres... à minima.
Avec une dizaine de membres du club Pangloss, réunis autour d'une table d'un restaurant, pour un Café philo avec Ruwen Ogien, nous avons pu dialoguer avec un esprit ouvert. Le noyau dur sur lequel on puisse s'accorder collectivement pour vivre en bonne entente est par définition d'essence philosophique. Par dessus, le navire-philosophe peut-être construit, chacun avec ses propres préjugés et sa propre vie. L'important est de conserver la parole ouverte et libre. Un bateau dont on change morceau par morceau afin qu'il reste capable de naviguer, reste un même bateau, du moment qu'il n'est pas débaptisé. Un bateau se définit par sa conception, et son nom, tel le BeckerBoat®. Mais le problème, c'est que même la philosophie minimaliste ne peut pas se définir par rapport à elle-même, elle a besoin d'un cadre, d'un support pour exister, un cerveau humain pour l'imaginer, et une parole pour l'exprimer dans une société. C'est donc dans cette interaction entre des éléments d'essence différente, l'esprit, la matérialité, l'organisation sociale, que peut s'introduire le jeu, l'entre-deux, l'entre-trois, qui lui permet la circulation cyclique, qui tel à un pas de vis, permet d'évoluer dans le sens d'un axe temporel, bien que par essence, le temps n'existe pas. C'est alors le point de passage de la philosophie de Ruwen Ogien, avec celle moribonde se basant sur le seul jeu linguistique. Je ne me rappelle plus très bien ce que j'ai mangé, trop absorbé à suivre et à pointer les singularités du débat. Ce fut un échange fructueux, et une porte ouverte vers l'avenir. Merci à Sylvie de son invitation ;-)
23 janvier 2010
Les pieds en compote...
Une politique industrielle ne peut se bâtir que par une vision d'ensemble, liant le politique et la technologie. Les hommes et femmes politiques ont en général une formation juridique, et ont du mal à concevoir l'évolution des techniques, leur mise en oeuvre, et les conséquences qu'elles impliquent. Rajouter à cela les décisions écologiques impliquant l'avenir même de l'humanité, et l'habitude d'avoir recours aux experts pour y voir un peu plus clair, fait que le débat reste confidentiel. Pourtant, c'est bien à partir d'une politique industrielle basée sur la robotisation et l'industrie de l'intelligence, que l'on pourra contrer simultanément la main-d'oeuvre à bas coût des pays émergents, et l'avancée technologique des USA.
La dimension critique étant de taille européenne, cela dresse facilement le cadre dans lequel on puisse bâtir.
Ce n'est donc pas tant en terme d'emploi, moyen et non but, mais plus simplement en terme de création de richesse qu'il convient de raisonner. Ensuite, selon que l'on soit de gauche ou de droite, on demande à ce que le robinet de la redistribution soit plus ou moins largement ouvert.
Le dernier tableau de Lucette Niord illustre cette longue marche en avant de l'humanité, obligée pour survivre de faire des choix stricts. Passer par Aubervilliers est alors incontournable, un couscous y est prévu. Voyager déforme les chaussures et ouvre l'appétit.
06 janvier 2010
OK Pierre,
Pierre Moscovici - Voeux pour l'année politique 2010
par besoin-de-gauche
Pour avoir rencontré à plusieurs reprises Pierre Moscovici, se profile directement derrière sa volonté, la possibilité de modifier totalement notre avenir. L'effort sera nécessaire pour faire passer une vision qui dépasse la platitude actuelle dans laquelle nous pataugeons, mais le courage ne nous manque pas. Vivre, c'est changer le monde:
Cher(e)s ami(e)s,
Après une année 2009 de transition pour la gauche, 2010 doit être pour nous tous l’année du ressaisissement puis du rebond. Ce rebond, je l’espère et je le crois possible.
Les élections régionales doivent nous permettre de rebondir après les élections européennes de Juin dernier, qui auront marqué un point historiquement bas pour notre parti. Nos divisions, nos incertitudes européennes et un manque de cap politique clair nous ont alors coupés, temporairement au moins, des Français. En ce début d’année 2010, nous devons retrouver flamme et espoir.
L’échec de la droite est en effet patent. Economiquement, l’explosion du chômage (+25% en un an), l’ampleur inédite des déficits (qui navigueront entre 8 et 9% en 2009 et 2010), la caricature de politique économique menée par la droite (bouclier fiscal, exonération des successions, baisse de la TVA sur la restauration sans contrainte de baisse des prix) créent une déception légitime chez une majorité de Français.
A cet échec économique et social s’ajoute la crise morale, profonde, que traverse le pouvoir et avec lui la République. Nous avons vu sa dérive népotiste, avec l’affaire de la nomination avortée de Jean Sarkozy à l’EPAD. Nous avons observé un grave manque de respect de la justice et de la séparation des pouvoirs, avec la suppression du juge d’instruction, les prévenus présumés coupables. Nous avons assisté à la tentative d’écrasement de la démocratie locale, avec la suppression impréparée de la taxe professionnelle et la volonté de recentralisation autoritaire du gouvernement. Nous avons dénoncé les tripatouillages électoraux en cours, avec la réforme du mode de scrutin territorial et le redécoupage des circonscriptions législatives, qui nous écartent d’un principe démocratique inviolable : « une personne, une voix ». La droite est manifestement à la dérive. Elle cherche, en vain, ses valeurs. Elle a cru pouvoir faire diversion en lançant cyniquement un débat sur l’identité nationale, pour s’apercevoir qu’elle n’avait fait qu’ouvrir la boîte de Pandore, libérant haine et intolérance, laissant refaire surface les pires instincts de peur et de rejet.
Dans ce contexte, nous devons répondre au défi de Nicolas Sarkozy, qui souhaite faire des élections régionales un référendum personnel. Ces élections auront valeur de test national : soyons donc préparés. Elles auront aussi, c’est l’évidence, une dimension plus locale. Notre programme, fondé sur le triptyque « Ecologie, Emploi, Education », répond bien mieux que la plateforme de la droite aux besoins réels des Français. Les trois « i » de l’UMP, « Immigration, insécurité, identité nationale », sont manifestement décalés et hors-sujet alors que nous traversons une triple crise économique, sociale et écologique. La droite est coupée du monde réel, nous devrons le dénoncer, l’illustrer et montrer que des régions socialistes peuvent être le bouclier social auquel les Français aspirent en cette période de crise.
La qualité de nos équipes régionales, leurs bilans nous aideront évidemment pour ces élections, mais c’est d’abord sur notre projet que nous l’emporterons. Car si nous sommes souvent sortants, je crois que nous devons aborder ces élections avec humilité et combativité. Je préfère pour ma part ne pas faire de pronostic quant au résultat final. Mais dans chacune des 26 régions françaises, nous devons faire campagne pour gagner, ne considérer aucune région comme acquise et aucune non plus comme perdue d’avance.
Enfin, 2010 doit marquer la véritable remise en route du parti socialiste. Nous devons oublier le triste congrès de Reims et redonner au parti une vraie crédibilité au plan national. Des succès régionaux y contribueraient, c’est l’évidence. Mais il est capital de réussir aussi la période de plus d’un an qui nous conduira de mars 2010 aux primaires de désignation. Le PS n’est pas encore perçu comme susceptible de gouverner mieux que la droite ce qui, dans les circonstances présentes, est très inquiétant. Il faudra y remédier. Comme vous le savez, je pilote l’organisation d’une convention nationale qui doit dessiner les grandes lignes de notre projet économique, social et écologique pour 2012. En ce moment même, un travail de diagnostic et d’exploration initiale a été engagé et confié à une dizaine d’ateliers. En avril et en mai 2010, les sections et fédérations du PS s’empareront de ce moment capital de débat collectif et de clarification sur les sujets qui font débat entre socialistes.
Je compte m’investir pleinement dans cet exercice et espère que nous serons nombreux, dans toutes nos régions, à participer à ce débat crucial. Une journée nationale de Besoin de Gauche, qui se tiendra le 30 janvier prochain à Aubervilliers, nous permettra de débattre et de faire émerger des premières propositions. Je vous invite tous à vous mobiliser très fortement pour cette journée puis dans la convention nationale elle-même, qui doivent symboliser le retour au travail d’un PS sérieux, offensif et créatif. L’amélioration de notre image nationale est indispensable à toute conquête politique d’envergure. En ces temps troublés, la gauche a plus que jamais besoin de victoires. Soyons en les acteurs.
Pierre Moscovici
31 décembre 2009
Merci Martine...
Les voeux de Martine Aubry pour l’année 2010
par PartiSocialiste
Que 2010 permette de ficeler un projet social démocrate réformiste, auquel la France aspire, nous avons de grandes ambitions, nous avons les possibilités intellectuelles et de cœur pour les mener à bien. L'Europe nous attend, le monde également.
30 décembre 2009
L'homme aux mains croisées dans le dos.
Tous les regards convergent vers la pointe du couteau. La technologie fascine, tout comme elle séduit. Elle constitue la béquille permettant à l'humanité d'avancer sur la voie du progrès. La mise en forme des matériaux, la mise en forme des idées, la mise en forme des sociétés.
Les pauvres lapins.
Pendus par le cou, innocents tout comme le pauvre Akmal Shaikh se faisant piéger à transporter de la came au travers de la frontière chinoise, pour plus pervers que lui, il reste à souhaiter pour les nouvelles années de la petite merveille, couchée dans son berceau, en plus du regard aimant de la vieille tante émerveillée, une ère de prospérité sociale démocrate réformiste, permettant à tous les innocents, d'aller jusqu'au bout de leurs rêves, sans avoir à subir la bêtise crasse des oligarchies stupides, incapables de trouver le bon bout de la raison.
22 décembre 2009
Le tour de France de Martine Aubry
Verbatim du discours ici en cliquant.
@Bloggy Bag & Martine Aubry
«Je pense aussi à nos chercheurs, nos ingénieurs, nos entrepreneurs, nos créateurs. Pour moi la France, c’est vous, vous les créateurs d’entreprises, les vrais entrepreneurs, les vrais créateurs d’emplois. Et vous, aujourd’hui, vous n’êtes pas aidés. »
Le PS est profondément homogène derrière les apparences. ;-)
« Le système actuel marche sur la tête. Il faut en changer, transformer profondément notre manière de produire, de redistribuer, de consommer, mais aussi de vivre ensemble, je vais y revenir. »
Tout à fait Martine.
« la consommation flanche, il faut la soutenir en donnant du pouvoir d’achat, comme il faut engager les investissements pour préparer l’avenir. »
salaire citoyen + capital risque étatique, Moscovici en parle dans son livre.
« Les socialistes proposent quatre mesures simples »
Non Martine, ça c'est la rustine sur la chambre à air poreuse. Il faut être plus ambitieux. Tu sais très bien que Nicolas n'y consentira pas, alors tes quatre mesures simples ne sont que des vœux pieux. Sorry.
« Voilà des propositions susceptibles de remettre la France à l’heure de la justice ! »
Non, c'est totalement insuffisant. Il faut plus d'ambition.
« Ils attendent de nous une vision de la société, un projet, une perspective de progrès. Ils demandent : si vous revenez au pouvoir en 2012, que ferez-vous ? Où voulez-vous conduire notre pays ? »
C'est ce que nous faisons sur le blog à Mosco. ;-)
C'est un lieu sympathique pour débattre, et nous asticotons notre hôte quand il est lent à réagir. :-)
« Il ne s’agit pas de renoncer au progrès, à la science, à la technologie. Il s’agit de leur assigner une direction : le développement humain dans le respect de la planète. Pour cela, soutenons la recherche aujourd’hui oubliée ; les créateurs, les innovateurs, les ingénieurs aujourd’hui supplantés par les financiers dans les entreprises ; les PME aujourd’hui étranglées par les banquiers. »
Sur le fond, no problemo Martine, mais comme le sait Moscovici, le projet est déjà bien avancé sur son blog même.
« Ceci nécessite aussi de donner à chaque jeune une allocation d’autonomie pour se former, se loger et construire sa vie, quelle que soit la situation de ses parents.»
Encore un effort Martine, et tu définis le salaire citoyen universel personnalisé.
« Dans le fond, ce que nous voulons, c’est une société qui prend soin de chacun, où chacun prend soin des autres, et où ensemble nous prenons soin de l’avenir. C’est cela la France qu’on aime.»
Oui, et cette France, nous continuerons à la faire ensemble. Courage et audace, nous y arriverons si nous le voulons.
Moscovici a répondu à ma question :
Une question en entraîne une autre. J'en ai en stock, suffisamment pour meubler jusqu'en 2012. On démarre doucement donc, et on monte progressivement en puissance. Le SCUP, le salaire citoyen universel personnalisé, avec nos idéaux de toujours, et toutes les autres propositions largement développées sur ton blog depuis l'ensemble de mes posts te concernant :
http://profile.typepad.com/jpbkanfen
et au hasard dans leur contexte :
http://moscovici.typepad.fr/blognational/
Faire ensuite le lien avec les médias n'est qu'un jeu d'enfant. ;-)
17 décembre 2009
Cuisson des ailes de raie
La chair est tendre et délicate, et nécessite une cuisson douce.
On fera donc un simili bain-marie à la poêle.
On glisse les ailes de raie sous un filet d'eau pour enlever le côté gluant qui s'est développé sur la peau, avant que de les placer à plat sur un papier allant à la cuisson posé sur la poêle. Entre le papier et la poêle, on met un peu d'eau, histoire que ce soit elle qui monte en température à 100 ° Celsius, et au travers du papier, avec éventuellement un couvercle de verre, au bout de cinq minutes, avec la pointe d'un couteau, on constate qu'elles sont cuites. On laisse refroidir dans la poêle, pour les déguster tièdes avec un peu de mayonnaise, et quelques frites surgelées, que l'on aura pris soin de cuire de façon presque similaire: dans une autre poêle, on met un peu d'huile d'olive, et doucement, en les retournant de temps en temps, on cuit la patate, tout en grillant un peu en surface les frittes. Elles sont un peu molles, et peu croustillantes au final, mais bon, c'est du vite fait bien fait, avec peu de vaisselle à faire.
Un petit sylvaner allemand de moins de deux euros que l'on trouve chez LIDL fait parfaitement l'affaire pour ce plat rustique du bord de mer. Guten appetit. ;-)
12 novembre 2009
Un projet social-démocrate réformiste ou rien...
Le capital-risque au départ, c'est supposer que sur un certain nombre de placements, quelques-uns se révéleront excellents, et que l'on fera de gros bénéfices. Dans la réalité, le capital-risque n'est pas statistiquement plus rentable que le reste des placements, et que l'on a en plus, surtout le risque, c'est à dire perdre platement son argent investi.
Les jeunes entreprises sont fragiles, beaucoup décèdent de mortalité infantile, pour des raisons diverses. Inexpérience des entrepreneurs, illusions dans la valeur de leur idée, mauvaise organisation, trop de choses à gérer, plus d'argent dépensé que d'argent encaissé, paperasses administratives qui font perdre du temps, difficulté à se faire connaître sur un nouveau marché, manque de notoriété par définition puisque jeunes entreprises.
Quand ça marche, c'est parfait, voir Apple et Microfoft, autrement, beaucoup de flops.
Mais on constate bien que c'est une façon de s'imposer rapidement au niveau mondial et de tenir ensuite le marché, pratiquement en situation de monopole. Il faut disposer de toutes la gamme d'entreprises pour être performant, depuis la fabrication de pizza dans un camion au bord de la route, qui nécessite peu de capital au départ, jusqu'à des commercialisations de biotechnologies extrêmement pointues.
Ce qui est mal couvert actuellement, c'est l'innovation un peu spécifique, dont on ne sait pas très bien évaluer le potentiel réel. Il n'y a pas de loi en ce domaine, il y a toujours une part de risque que l'on ne saurait objectivement cerner.
Je me réfère donc au parcours de plan d'affaires auquel j'ai participé pour deux projets.
Au terme du parcours, on a une meilleure approche de la problématique que l'on doit affronter et on sait sensiblement le montant nécessaire pour lancer l'affaire.
En dernier se pose la question de savoir qui est capable de fournir par exemple cinq millions pour créer un nouveau bateau ou une centaine d'autres pour disposer d'un prototype en fonctionnement réel de monorail transfrontalier.
Classiquement, on conseille d'aller voir un banquier, qui écoute gentiment... ou de s'associer avec quelqu'un qui y a intérêt, genre SNCF.
Les entreprises existantes ont déjà leur propre plan de développement, et ne jouent pas les assistantes sociales pour innovateurs en mal de financement. Au besoin, si un marché nouveau se développe sur l'idée initiale, elles prendront le train en marche, mais la prise de risque, ce n'est pas vraiment leur coeur de métier.
De plus à titre personnel, ayant fréquenté divers endroits où l'on aurait pu rencontrer des banquiers, lors de rencontres du concours de business-plan, je n'ai pu que constater leur absence. Le rôle des banques, c'est d'éviter de prendre des risques avec de l'argent qui ne leur appartient pas.
Il y a donc une mythologie du capital-risque, qui dans le réel occupe une part insignifiante. Je n'ai reçu aucun email me proposant un RDV dans ce sens, alors que mes projets remontent pour certains à plus d'une dizaine d'années.
De plus, la bulle Internet en se dégonflant a échaudé plus d'un investisseur. L'argent s'est alors porté sur la spéculation, avec la magnifique embrouille qui est partie des USA et qui a provoqué une crise réelle dans l'économie traditionnelle. Et cette cata, on y a eu droit et encore loin d'en être sorti. L'augmentation de la dette le confirme... :-(
Au final la façon dont l'argent doit être réparti, par région, par pays ou au niveau européen, est un détail. Les grandes lignes, c'est de dupliquer le principe du concours de plan d'affaires, l'exemple initié à partir du Luxembourg sur la Grande Région peut facilement se diffuser à toute l'Europe. Dans ce cas on peut prévoir des antennes locales, et une organisation centralisée, justifiant la création d'une nouvelle capitale économique et culturelle pour L'Europe:
Ensuite, et Pierre Moscovici l'évoque dans son dernier livre Page 215
« Par la création d'un fond de capital-risque public renforcé pour prendre des participations publiques dans le capital des jeunes entreprises innovantes pour leur apporter les financements nécessaire à leur croissance »
C'est fondamental pour faire redémarrer l'économie et donner de l'espoir aux jeunes générations montantes, et justifier leur effort de formation. Il faut également prévoir d'y associer les autres pays européens, pour disposer d'une somme à la hauteur des enjeux, et faire passer ainsi le volet social dans les autres pays de la communauté européenne.
C'est la prise de pouvoir du social sur le capital. C'est la victoire de la gauche sur ses vieux démons. C'est la défaite assurée des "sournois marxistes" selon le délicieux lapsus que l'on a vu fleurir en guise du surmoi-marxiste. ;-)
C'est surtout se montrer plus innovant que la droite au niveau de l'entreprise, et faire basculer les couches moyennes et aisées de la population dans notre camp, les basses y venant logiquement au vu du SCUP, le salaire citoyen universel personalisé.
Le plan, c'est guider la création et permettre le renouvellement des entreprises. Le travail a pour but de créer de la richesse, et de justifier l'insertion de la personne dans la société. Si l'entrepreneur ne trouve pas les moyens financiers dont il a besoin, sa vie perd du sens, et la richesse qu'il pourrait apporter à la société se vaporise. Laisser le peu de capital-risque existant seulement pour de la pure spéculation, ne permet pas de guider les domaines spécifiques propres aux besoins de demain. On ne répond pas alors à la demande du peuple, mais seulement à la loi du profit pour quelques individus particuliers.
On a donc une pile à trois niveaux :
- d'abord fondamentalement, la formation, l'éducation, tout au long de la vie
- pour ceux qui en sont capables, disposer du capital risque nécessaire pour créer demain.
- récupérer par "l'impôt sur les revenus" progressif et universel, les sommes nécessaires pour faire fonctionner l'ensemble du système productif régénéré, sans en modifier son fonctionnement sauf à l'améliorer par petites touches successives. Nous sommes des réformistes.
Le système peut être mis en place, avec les sommes transitant actuellement, et augmentées progressivement, on peut envisager la collecte des impôts par département, et ainsi commencer à appliquer au fur et à mesure en commençant par les départements les plus pauvres.
Un système expérimental ne peut pas être appliqué brutalement, il faut en mesurer les retours afin de bien contrôler l'ensemble et le corriger si nécessaire. Une théorie sur le papier est toujours belle, mais ce n'est que confronté à la complexité du réel que l'on voit si elle fonctionne comme prévu ou pas. Une utopie, ce n'est pas faire n'importe quoi, c'est définir le champ, brosser le tableau, et couche par couche peindre en vrai le projet bien étudié.
Au final, l'argent prélevé sur les hauts revenus, avec un taux approximatif de 95 % pour la personne en encaissant le plus, redistribué à la base de la pyramide, se retrouvera en grande partie récupéré le mois suivant, par ces mêmes personnes progressivement et fortement imposées. L'argent qu'elles auront versé, elles le retrouveront le mois d'après et recommencer un nouveau cycle. Faire circuler l'argent, c'est ça la finalité d'un système économique, car il permet de faire attribuer les biens et services en sens inverse. L'argent n'est que la contrepartie d'un échange. Contre un bien ou un service, on échange un symbole, des électrons ou des photons dans le système bancaire informatique global, et le rôle du politique est de permettre de l'optimiser, afin que tous en aient suffisamment selon leur mérite respectif. Non seulement nous sommes réformistes, mais en plus nous prônons la méritocratie, notre système est moral et ne spolie personne, nous optimisons à tous les niveaux l'ensemble du fait social.
On a donc un nouveau financement à consacrer à l'entreprise, mais totalement organisé, à la différence du grand emprunt que veut organiser Nicolas Sarkozy qui le désire sans avoir le moindre plan d'application en tête. Il sait qu'il doit faire quelque chose pour retrouver la croissance, il ne sait pas comment assembler le puzzle qui permettrait d'y parvenir. En plus, il se prendrait les pieds dans le tapis en tentant de mettre une politique qui est contraire à sa croyance. Il n'est pas assez rationnel pour être un réel social-démocrate réformiste. :-)

















