12 novembre 2009
Un projet social-démocrate réformiste ou rien...
Le capital-risque au départ, c'est supposer que sur un certain nombre de placements, quelques-uns se révéleront excellents, et que l'on fera de gros bénéfices. Dans la réalité, le capital-risque n'est pas statistiquement plus rentable que le reste des placements, et que l'on a en plus, surtout le risque, c'est à dire perdre platement son argent investi.
Les jeunes entreprises sont fragiles, beaucoup décèdent de mortalité infantile, pour des raisons diverses. Inexpérience des entrepreneurs, illusions dans la valeur de leur idée, mauvaise organisation, trop de choses à gérer, plus d'argent dépensé que d'argent encaissé, paperasses administratives qui font perdre du temps, difficulté à se faire connaître sur un nouveau marché, manque de notoriété par définition puisque jeunes entreprises.
Quand ça marche, c'est parfait, voir Apple et Microfoft, autrement, beaucoup de flops.
Mais on constate bien que c'est une façon de s'imposer rapidement au niveau mondial et de tenir ensuite le marché, pratiquement en situation de monopole. Il faut disposer de toutes la gamme d'entreprises pour être performant, depuis la fabrication de pizza dans un camion au bord de la route, qui nécessite peu de capital au départ, jusqu'à des commercialisations de biotechnologies extrêmement pointues.
Ce qui est mal couvert actuellement, c'est l'innovation un peu spécifique, dont on ne sait pas très bien évaluer le potentiel réel. Il n'y a pas de loi en ce domaine, il y a toujours une part de risque que l'on ne saurait objectivement cerner.
Je me réfère donc au parcours de plan d'affaires auquel j'ai participé pour deux projets.
Au terme du parcours, on a une meilleure approche de la problématique que l'on doit affronter et on sait sensiblement le montant nécessaire pour lancer l'affaire.
En dernier se pose la question de savoir qui est capable de fournir par exemple cinq millions pour créer un nouveau bateau ou une centaine d'autres pour disposer d'un prototype en fonctionnement réel de monorail transfrontalier.
Classiquement, on conseille d'aller voir un banquier, qui écoute gentiment... ou de s'associer avec quelqu'un qui y a intérêt, genre SNCF.
Les entreprises existantes ont déjà leur propre plan de développement, et ne jouent pas les assistantes sociales pour innovateurs en mal de financement. Au besoin, si un marché nouveau se développe sur l'idée initiale, elles prendront le train en marche, mais la prise de risque, ce n'est pas vraiment leur coeur de métier.
De plus à titre personnel, ayant fréquenté divers endroits où l'on aurait pu rencontrer des banquiers, lors de rencontres du concours de business-plan, je n'ai pu que constater leur absence. Le rôle des banques, c'est d'éviter de prendre des risques avec de l'argent qui ne leur appartient pas.
Il y a donc une mythologie du capital-risque, qui dans le réel occupe une part insignifiante. Je n'ai reçu aucun email me proposant un RDV dans ce sens, alors que mes projets remontent pour certains à plus d'une dizaine d'années.
De plus, la bulle Internet en se dégonflant a échaudé plus d'un investisseur. L'argent s'est alors porté sur la spéculation, avec la magnifique embrouille qui est partie des USA et qui a provoqué une crise réelle dans l'économie traditionnelle. Et cette cata, on y a eu droit et encore loin d'en être sorti. L'augmentation de la dette le confirme... :-(
Au final la façon dont l'argent doit être réparti, par région, par pays ou au niveau européen, est un détail. Les grandes lignes, c'est de dupliquer le principe du concours de plan d'affaires, l'exemple initié à partir du Luxembourg sur la Grande Région peut facilement se diffuser à toute l'Europe. Dans ce cas on peut prévoir des antennes locales, et une organisation centralisée, justifiant la création d'une nouvelle capitale économique et culturelle pour L'Europe:
Ensuite, et Pierre Moscovici l'évoque dans son dernier livre Page 215
« Par la création d'un fond de capital-risque public renforcé pour prendre des participations publiques dans le capital des jeunes entreprises innovantes pour leur apporter les financements nécessaire à leur croissance »
C'est fondamental pour faire redémarrer l'économie et donner de l'espoir aux jeunes générations montantes, et justifier leur effort de formation. Il faut également prévoir d'y associer les autres pays européens, pour disposer d'une somme à la hauteur des enjeux, et faire passer ainsi le volet social dans les autres pays de la communauté européenne.
C'est la prise de pouvoir du social sur le capital. C'est la victoire de la gauche sur ses vieux démons. C'est la défaite assurée des "sournois marxistes" selon le délicieux lapsus que l'on a vu fleurir en guise du surmoi-marxiste. ;-)
C'est surtout se montrer plus innovant que la droite au niveau de l'entreprise, et faire basculer les couches moyennes et aisées de la population dans notre camp, les basses y venant logiquement au vu du SCUP, le salaire citoyen universel personalisé.
Le plan, c'est guider la création et permettre le renouvellement des entreprises. Le travail a pour but de créer de la richesse, et de justifier l'insertion de la personne dans la société. Si l'entrepreneur ne trouve pas les moyens financiers dont il a besoin, sa vie perd du sens, et la richesse qu'il pourrait apporter à la société se vaporise. Laisser le peu de capital-risque existant seulement pour de la pure spéculation, ne permet pas de guider les domaines spécifiques propres aux besoins de demain. On ne répond pas alors à la demande du peuple, mais seulement à la loi du profit pour quelques individus particuliers.
On a donc une pile à trois niveaux :
- d'abord fondamentalement, la formation, l'éducation, tout au long de la vie
- pour ceux qui en sont capables, disposer du capital risque nécessaire pour créer demain.
- récupérer par "l'impôt sur les revenus" progressif et universel, les sommes nécessaires pour faire fonctionner l'ensemble du système productif régénéré, sans en modifier son fonctionnement sauf à l'améliorer par petites touches successives. Nous sommes des réformistes.
Le système peut être mis en place, avec les sommes transitant actuellement, et augmentées progressivement, on peut envisager la collecte des impôts par département, et ainsi commencer à appliquer au fur et à mesure en commençant par les départements les plus pauvres.
Un système expérimental ne peut pas être appliqué brutalement, il faut en mesurer les retours afin de bien contrôler l'ensemble et le corriger si nécessaire. Une théorie sur le papier est toujours belle, mais ce n'est que confronté à la complexité du réel que l'on voit si elle fonctionne comme prévu ou pas. Une utopie, ce n'est pas faire n'importe quoi, c'est définir le champ, brosser le tableau, et couche par couche peindre en vrai le projet bien étudié.
Au final, l'argent prélevé sur les hauts revenus, avec un taux approximatif de 95 % pour la personne en encaissant le plus, redistribué à la base de la pyramide, se retrouvera en grande partie récupéré le mois suivant, par ces mêmes personnes progressivement et fortement imposées. L'argent qu'elles auront versé, elles le retrouveront le mois d'après et recommencer un nouveau cycle. Faire circuler l'argent, c'est ça la finalité d'un système économique, car il permet de faire attribuer les biens et services en sens inverse. L'argent n'est que la contrepartie d'un échange. Contre un bien ou un service, on échange un symbole, des électrons ou des photons dans le système bancaire informatique global, et le rôle du politique est de permettre de l'optimiser, afin que tous en aient suffisamment selon leur mérite respectif. Non seulement nous sommes réformistes, mais en plus nous prônons la méritocratie, notre système est moral et ne spolie personne, nous optimisons à tous les niveaux l'ensemble du fait social.
On a donc un nouveau financement à consacrer à l'entreprise, mais totalement organisé, à la différence du grand emprunt que veut organiser Nicolas Sarkozy qui le désire sans avoir le moindre plan d'application en tête. Il sait qu'il doit faire quelque chose pour retrouver la croissance, il ne sait pas comment assembler le puzzle qui permettrait d'y parvenir. En plus, il se prendrait les pieds dans le tapis en tentant de mettre une politique qui est contraire à sa croyance. Il n'est pas assez rationnel pour être un réel social-démocrate réformiste. :-)
11 novembre 2009
Le repas des anciens à Muron
Le 11 septembre, après la classique commémoration de la fin de la guerre de 14-18, nous européens, avons célébré le souvenir et l'avenir. La paix et la liberté sont notre trésor commun, notre mission, c'est d'oeuvrer pour que les sacrifices de nos anciens ne soient pas vains. Coopérons avec l'Allemagne et les autres pays européens, c'est pour ma part la moitié de moi-même qui se réunit à l'autre.
09 novembre 2009
Le SCUP vient d'arriver...
Dans la grande tradition de la déclaration universelle des droits de l'homme et du citoyen, "le salaire citoyen universel personnalisé, le SCUP "vient de naitre :
- Salaire parce qu'il suppose un effort à fournir pour tous ceux qui le touchent, c'est à dire tous, pour devenir de meilleurs citoyens, et faire l'effort de tirer la pyramide sociale vers le haut, avec plus d'autonomie intellectuelle et financière. Cela suppose une économie performante et un système fiscal simple, souple et économe des deniers publics, prenant en charge par du capital-risque étatique la création de nouvelles entreprises innovantes, donc impliquant une structure fédérale car cadré en final au niveau européen. Nous disposons alors du point d'ancrage social démocrate réformiste, qui nous faisait défaut, dans le tissu réel du politique.
- Citoyen, car nous sommes tous égaux devant la loi, dans la peine comme dans la joie.
- Universel, car si nous envisageons de commencer son application en douce France, nous comptons par l'exemple et en initiant une peréquation entre tous les pays y adhérant l'exporter dans le monde entier, et stabiliser ainsi les populations sur leur lieu de vie.
- Personnalisé, car il tiendra compte de l'âge, et inclura les aides spécifiques pour les cas particuliers, tels les infirmes et handicapés, les aides spécifiques venant en sus. Nous garderons évidemment un grand service d'assistantes sociales, à l'écoute des personnes, les aidant et les conseillant dans leur intérêt le plus personnel.
Si nous ponctionnons plus sur les hauts revenus que sur les faibles, selon une courbe exponentielle, le principe est que TOUS participent et TOUS ont droit à en bénéficier, et que nous encourageons fortement à l'activité maximale du citoyen, dans sa formation, dans la création d'emplois intéressants et bien payés, dans l'amélioration de la paix sociale entre les citoyens.
La conséquence qui en résultera sera un optimum de l'emploi par rapport au temps de formation et de vacances, qui sera la résultante de la politique mise en œuvre, et non un vœu pieux de "plein emploi" qui n'a plus guère de sens du fait de l'évolution des sciences et des technologies modernes.
La naissance du SCUP, un grand pas de progrès pour l'humanité.
08 novembre 2009
Bravo l'artiste... ;-)
J'ai eu le plaisir d'aller visiter la galerie de Lucette et Philippe Niord à Landrais et d'être l'invité privilégié de ce dimanche. Connaître les motivations profondes qui font qu'une toile exprime le fin fond d'une personnalité, sa vision, ses espoirs, sa vie, être le spectateur et témoin, l'ami apprécié d'une sensibilité artistique, voilà qui n'a pas de prix.
Tout le monde rêve de partager une amitié sincère avec une artiste reconnue. Cela se fait naturellement, au gré d'une sensibilité partagée, d'une reconnaissance. L'humanité avance au rythme de l'évolution artistique, car elle permet en toute liberté l'échange de perception à perception, dans le respect et l'humour, les deux valeurs qui aident à vivre les moments difficiles de la vie.
Alors oui, chapeau Lucette, et courage. ;-)
Nouveau contrat social
Le seul lien que j'ai trouvé pour appuyer ma démonstration est un peu short, pourtant, ce n'est pas la plus riche.
Bon, mais on va quand même faire la démonstration sur ces chiffres, même s'il faudrait réactualiser.
Si on laisse à celui qui encaisse le plus gros revenu, un million d'euros à dépenser chaque mois, ce qui devrait quand même lui suffire, tout en bénéficiant comme tout le monde de son salaire citoyen, cela fait donc 209 millions à verser dans les caisses de l'État, soit un prélèvement global de 207 / 219 = 0,9452054794520548 soit à la louche 95 %
On voit bien comment l'habitude de raisonner par tranches avec des pourcentages faibles fausse notre perception sur la possibilité d'augmenter la possibilité de prélever. C'est ce qui conduit à l'accumulation de la rente, et qui permet secondairement de faire fonctionner le capitalisme spéculatif.
Donc une tranche supplémentaire comme proposé par Terra Nova est une aimable plaisanterie. Nous voulons une juste répartition des revenus, permettant de vivre pour les plus pauvres, et de continuer à s'éclater pour les plus riches.
Ensuite, avec le capital risque Page 215 du livre de Pierre Moscovici, on permet à toute personne imaginative et travailleuse de tenter d'aller gagner un million d'euros par mois. À mon avis, c'est une belle carotte.
Les avantages collatéraux, c'est que dans les banlieues, au lieu de déprimer, on va se mettre au travail, se former, imaginer, aller dans des réunions, apprendre, et tenter sa chance. C'est ça l'égalité réelle. ;-)
Je crois que personne n'a besoin de plus d'un million d'euros par mois de revenu pour vivre comme il l'entend. Même pour moi, ce serait trop... :-)
Le système actuel, il éreinte le bas de la pyramide sociale, sans donner les possibilités à ceux qui le pourraient, d'arriver en haut. C'est profondément frustrant. :-(
05 novembre 2009
Mission impossible ?
Mais non Pierre, et tu le sais très bien, c'est tout à fait dans nos cordes. Derrière ton livre, le pont qui va à Royan. Dans le fond, le pont transbordeur, une pure merveille de la mathématique du début du XX siècle, et derrière, dans mon dos, ce qui devrait être la règle du traitement des eaux usées, partout dans le monde, le lagunage. Pour le projet, tu reprends ce que j'en dis.
Moscovici à Rochefort
Moscovici saura t'il plonger dans la Charente, nager dans le froid et la vase, traverser cette charmante rivière pour se retrouve à l'Élysée en 2012 ? Vous le saurez prochainement en lisant attentivement ce blog. Signé Furax.
Un indice, le livre de Pierre se trouve sur une marche du pont transbordeur.
26 octobre 2009
Le salaire citoyen...
Au delà des nécessités économiques, le travail doit comporter une part de rêve. Certains rêves peuvent se réaliser, d'autres non, en fonction des circonstances du moment, en fonction des possibilités financières, en fonction de la capacité de la personne qui désire le réaliser. L'important c'est d'ouvrir la boîte pour que le rêve puisse s'élaborer.
Statistiquement, un certain nombre de rêves se réaliseront, peu importe au final le nombre exact. L'important, c'est que cette voie existe, et reste ouverte.
L'homme ne vit pas que de nourriture, mais aussi d'esprit et d'espoir, en une vie meilleure pour lui, les siens, les autres.
Nous devons donc dans le projet de Gauche accrocher le travail au rêve. Que les gens acceptent de se mettre à niveau, de se cultiver, de progresser intellectuellement. C'est déjà augmenter l'autonomie intellectuelle, la plus importante, car elle conditionne l'augmentation de l'autonomie physique quand elle se concrétise.
Donc, leur dire que dans le projet du PS, il y aura de l'argent qui sera distribué, investit, dans les meilleurs rêves. Que cet argent proviendra d'une part de l'impôt sur le revenu. Tout le monde se cotise, afin que certains rêves, profitables à tous puissent se réaliser, entraînant le progrès.
C'est donc avoir une vision globale de la société, et avoir un traitement holistique du mal-être social. La carotte et pas le bâton.
Le salaire citoyen, en permettant de faire la soudure entre un emploi, et la tentative de réaliser son rêve est une partie de la réponse. Ensuite, il y a une structure de rencontre, Schuman-Kanfen, à mettre en place au niveau européen, pour que le rêve puisse se réaliser avec de gros moyens à la bonne échelle du moment, l'Europe.
Après les textes, traité de Lisbonne, de l'ouverture vers le rêve, qui puisse se concrétiser dans le réel, entraînant le progrès, et mettant en branle l'armée des citoyens vers un avenir meilleur.
10 octobre 2009
L'art de flinguer...
Alain Finkielkraut et Yves Michaud - France Inter
par franceinter
Dans cette lamentable histoire, si Internet a joué un rôle, c'est de diffuser à la vitesse de la lumière les positions des uns et des autres, et les a priori de chacun. C'est là que l'on constate que des avis tranchés avec force vents, ne peuvent résister à une argumentation qui s'appuie sur le réel, qui seule permet de tirer des conclusions valables. Les effets de manches ne sont au final qu'une perte de temps, qui n'illusionnent que ceux qui les pratiquent. Un esprit critique suffit à les réduire à néant.
Un grand merci à Yves Michaud pour cette brillante et élégante démonstration.
29 septembre 2009
Yglix Rigutto bientôt en Lorraine ?
16 septembre 2009
De la recette de la crêpe cosmique et du Cuisinier qui l'a mitonné et de la taille de la cuisine nécessaire :
Ajourd'hui, on se bat à gauche pour le bien-être pour tous et l'augmentation de l'autonomie pour chacun.
Quand on est coincé à France Télécom, et que l'on a une famille à faire vivre, une maison à payer et des gamins à élever, et que la pression se fait de plus en plus fort, on finit avec le stress par craquer. Et à la fin on perd les pédales, et quand on constate qu'au final on vit une vie de merde, on ne voit que le suicide comme porte de sortie quand on est dans un état dépressif.
Si par contre on sait que l'on dispose d'un salaire citoyen pour se retourner, changer de métier, de travail, de lieu, et que l'on n'est alors pas obligé d'accepter la pression sociale que fait régner l'entreprise sur ses salariés, on dit " Non merci, je me tire d'ici, la mutation que vous me proposez, vous vous la collez au cul. "
Le matérialisme conduit au marxisme, et le marxisme conduit au néant.
Le problème du matérialisme, c'est qu'il est incapable de définir le cadre réel dans lequel la matière existe. Pire, il n'ose même pas l'envisager. Pour lui, tout est matière, point barre.
Il ne peut alors pas intégrer à la marge, la conscience humaine, qui est de nature spécifique et non matérialiste, c'est une sur couche qui apparaît avec un certain niveau de complexité, mais la complexité n'est pas d'essence matérialiste. Le matérialisme ne peut non plus conclure à la nature et à l'existence du hasard, il se borne à faire un constat, la matérialité des choses existe.
Un enfant de cinq ans rentre chez lui, il y a une crêpe dans une assiette sur la table, il la consomme et est content. Voilà l'essence du matérialisme.
Il n'envisage pas qu'il ait fallu que sa mère la cuise, apprenne la recette, achète les ingrédients, que ces derniers aient été produits par des filières différentes.
L'oeuf est sorti du cul de la poule. Le blé a été produit par un paysan, le lait tiré du pis de la vache, et qu'il a fallu que les étoiles fabriquent tous les éléments atomiques allant du carbone au fer, en passant par l'hydrogène et l'oxygène, etc. pour que la Terre puisse exister. On en vient alors au big-bang, et se pose alors la question existentielle finale, quel a été le cadre nécessaire et minimaliste pour que le big-bang émerge ?
La seconde question alors à poser pour contraindre tout matérialiste à disjoncter est alors de savoir, où le néant est-il géographiquement présentement ?
Ensuite en redéroulant le film dans le bon ordre, on trouve le lien entre le néant et le matérialisme, tout en sachant qu'il y a une forte probabilité pour que la vision proposée ait une excellente probabilité de dérouler une vérité scientifique, tout en gardant suffisamment d'entre-deux pour ne pas constituer une théorie qui se referme sur elle-même, mais pouvant être développée et enrichie au fil du temps qui passe...
29 août 2009
Moscovici à La Rochelle
Il y avait tellement de monde autour de lui que je n'ai même pas pu aller lui serrer la main à son arrivée, il a fallu que je patiente. Les médias finissent par entourer les personnes et forment un mur infranchissable, il faut attendre un certain temps pour que cela se calme, et qu'enfin on puisse faire quelques photos montrant le travail du politique, aller porter la bonne parole. Être politique, c'est être prophète. Il faut évidemment avoir quelque chose à dire, et être crédible, cela va de soi. ;-)
Moscovici explicitant en long, en large et en travers comment à partir de nos idéaux de toujours, « Le bien-être pour tous, et l'augmentation de l'autonomie pour chacun », arriver à une société de pleine activité, au lieu et en place d'une société de plein emploi par le biais du salaire citoyen. Il ne faut pas avoir peur de balayer les lieux communs de la gauche, et proposer une mise à niveau sociétale en phase avec nos valeurs éthiques, et les circonstances de demain. Se mouiller, c'est bien.
J'ai eu droit à un traitement de faveur, une charmante hôtesse m'a conduit de l'Encan à la salle de l'Oratoire, en testant le premier véhicule électrique sortant des chaînes d'assemblage du Poitou-Charente, il faut reconnaître que peu de cagouilles ont réussi à nous doubler sur le trajet, et que nous n'avons écrasé aucun Rochellais. En tant qu'innovateur, il eut été anormal que l'on ne me fasse pas profiter des dernières créations introduisant le concept de monorail trans-frontalier. Pour le monorail ce sera l'année prochaine... :-)
Salle de l'Oratoire, les militants sont attentifs. C'est qu'avec la branlée prise aux Européennes, il va falloir sortir le grand jeu pour séduire les Français et les faire voter pour un candidat socialiste à la prochaine présidentielle. Si le projet est trop timoré, si personne n'ose prendre de risque, on peut s'attendre à un nouveau flop. La majorité des esprits éclairés en ont conscience.
Bien évidement la crème de la crème était au rendez-vous, certes moins abondante dans les circonstances actuelles, la catastrophique épopée du PS à Reims n'est pas faite pour attirer la foule, mais on finit par savoir qui sont les beaux esprits au PS, et cela fait chaud au coeur de voir que le navire en perdition peut compter sur eux pour rejoindre le port. ;-)
Certains causent, d'autres écoutent, et on change de rôle. Il faut toujours un contact physique, tout ne peut pas se faire par Internet. Vous avez dit Schuman-Kanfen ? Oui, j'ai dit Schuman-Kanfen. :-)
La dernière photo, c'est ce que l'on voit quand on est assis et que l'on regarde devant soi. J'y ai vu un Moscovici déterminé. Bien sûr, il manque quelques détails, nos idéaux de toujours et le salaire citoyen, l'alpha et l'oméga d'un projet de gauche crédible. Il est difficile de sortir d'une longue errance sans craindre de se tromper d'objectif, mais l'autre borne fatale serait de ne pas oser aller vers des horizons étoilés et sereins. La vie est trop courte pour ne pas tenter de bien la vivre.
28 août 2009
L’ENGAGEMENT POUR LE RENOUVEAU
1. Le Parti Socialiste traverse une crise d’identité grave. Nos défaites successives à la présidentielle, aux législatives et aux dernières Européennes sont un signal d’alarme clair, dont nous devons prendre toute la mesure. (Beaucoup d’entre vous nous le disent.
Nous ne pouvons continuer dans cette logique mortifère de divisions, d’auto-destruction et d’éclatement. Le temps est venu du sursaut, avant celui du renouveau.
Nous le constatons tous les jours. L’injustice et le désarroi social côtoient le désenchantement et le désabusement de la politique. Depuis plusieurs mois, dans le sillage de l’une des pires crises économiques et sociales connues par le monde depuis plus de 40 ans, les indicateurs économiques et sociaux s’alarment : ralentissement de la consommation, gel par les entreprises de l’investissement, chute brutale de la croissance, multiplication des licenciements et accélération de la désindustrialisation de nos territoires, montée du chômage, dérapage vertigineux des déficits….La crise accentue, plus qu’elle ne la crée, l’affaiblissement économique et le malaise social qui affecte la France depuis plus de quinze ans. Les instituts de conjoncture le confirme : la crise sera encore longue, destructrice….
Le désarroi social et démocratique s’accentue. A la hausse des inégalités et la montée des tensions sociales se développent parallèlement l’abstention record lors des dernières européennes, la crise – structurelle – de la représentation. Une partie de l’électorat – la plus fragile, la moins intégrée - se sent exclue du jeu, tandis que se développe le sentiment d’une certaine impunité des élites, qu’elles soient politiques ou financières. Les classes populaires, rongées par la précarité, décrochent. La République se déchire.
D’autant que la pratique du pouvoir telle qu’elle s’est mise en place autour d’un homme depuis mai 2007 justifie de profondes inquiétudes sur l’état de notre démocratie : personnalisation du pouvoir, stratégie d’influence permanente auprès des médias, offensives contre les droits civiques et sociaux.
Face à ce désarroi, il est temps que le Parti Socialiste soit de retour et qu’il s’affirme à nouveau comme une alternative crédible de gouvernement.
2. Nous sommes beaucoup à partager le sentiment que notre Parti depuis le milieu des années 1990 n’a pas fait l’effort suffisant de réactualisation de sa vision de la société, des rapports sociaux et de l’économie, de formulation de nouvelles réponses sur les grands sujets de notre pays : le modèle de développement, l’égalité réelle, construction européenne…
Ce constat n’est d’ailleurs pas propre au seul Parti Socialiste Français. Alors que le monde est secoué par une crise financière majeure qui incite les libéraux à se tourner vers la puissance publique sans suppléer les carences du marché, alors que le réchauffement climatique et la crise alimentaire soulignent le besoin impérieux de nouvelles régulations, l’ensemble de la gauche européenne est aujourd’hui en difficulté. En vérité, en France, en Europe comme ailleurs, il nous faut reconnaître que la Gauche n’a pas su, pour l’heure, ajuster les termes d’une riposte cohérente et offensive qui permette de réguler et de maîtriser le capitalisme contemporain tout en réunifiant les intérêts des couches populaires et moyennes. Elle apparaît sur la défensive dans la bataille des idées. La droite, cultivant la transgression et la confusion pour mieux triompher, impose son hégémonie culturelle. Si nous savons souvent proposer des mesures utiles pour nous opposer à la politique des conservateurs, nous nous sommes insuffisamment consacrés, depuis quinze ans, à l’élaboration d’une alternative cohérente. Nous devons nous réapproprier les idées de progrès et de mouvement, face à une droite qui favorise une société immobile et tue l’espérance. En France, à la suite de notre dernière expérience en responsabilités, entre 1997 et 2002, nous avons probablement eu la faiblesse de penser la défaite « injuste » du 21 avril 2002, avec l’élimination de Lionel Jospin au premier tour de l’élection présidentielle, qu’elle relevait d’un accident, qui ne remettait pas en cause le fond même de notre programme politique et de nos idées. Or depuis qui ne voit que le Monde a changé et que la vitesse même de ce changement s’est brutalement accéléré ?
Oui, le monde change. Et nous devons changer avec lui.
3. Afin de répondre à l’ensemble de ces mutations, nous devons structurer un nouveau projet politique et sociétal, capable de proposer un autre monde et un autre avenir, à la fois crédible et inventif, découlant de nos idéaux de toujours, « Le bien-être pour tous, et l'augmentation de l'autonomie de chacun », fidèle aux valeurs éthiques du Socialisme – le souci de l’égalité, de la fraternité, des libertés, de l’émancipation pour tous – mais qui prenne aussi la mesure des immenses mutations sociales, économiques, technologiques et environnementales qui ont, de fait, bouleversé le monde depuis le milieu des années 1990. Dans le cadre de la prochaine Convention Nationale sur le modèle de société, dont les travaux débuteront tout début septembre, nous devons consacrer au cours des six prochains mois, toute notre énergie collective aux questions de fond, à la conception d’orientations novatrices et d’un projet crédible, à la rencontre des militants et des sympathisants. Pour mener à bien ce travail, nous ne partons pas de rien. Notre déclaration de principes recense désormais les valeurs qui nous sont communes. Le Parti socialiste s’y accepte comme réformiste, attaché à la transformation sociale, écologiquement responsable, européen, laïque et féministe. Pour lui, les conditions de vie des êtres humains sont essentielles. Mais plus que jamais, l’effort qu’il nous faut fournir est celui de l’adaptation de notre analyse de la société, de nos orientations et de nos moyens d’action à l’époque et au monde d’aujourd’hui.
Le succès dépendra de notre capacité à aller plus loin, en nous appuyant sur ces principes pour trancher des débats qui ont, depuis trop longtemps, été laissés sans réponse, tout en conservant à l’esprit l’objectif final, qui est d’apporter des réponses concrètes aux problèmes de nos concitoyens.
La tâche qui nous attend peut sembler immense. Elle est pourtant à notre portée si nous nous y consacrons dès à présent. Dans un soucis d’honnêteté vis-à-vis de nous-même, de crédibilité vis-à- vis des Français et d’inventivité face aux énormes défis du monde qui émerge.
1. LE DEBUT D’UNE NOUVELLE ERE
A. La crise actuelle : la première crise du nouveau siècle qui s’ouvre. Une crise de régulation, la crise aussi d’un certain modèle de développement
La crise actuelle est d’abord celle de l’économie monde dont l’avènement s’est accélérée depuis les années 80 (chute du mur de Berlin, montée en puissance de la Chine et des autres pays en développement, accélération des échanges monétaires, commerciaux et financiers, interpénétration croissance des économies…) sans être accompagnée de la construction des cadres institutionnels, réglementaires, prudentiels suffisants.
D’où de grands écarts entre des entreprises mondiales et des supervisions locales. En outre, depuis les attentats du 11 sept, les déséquilibres financiers se sont accélères (525 Milliards de dollars de coût de la guerre en Irak pour les Etats-Unis, politique laxiste en matière monétaire pratiquée par Alan Greenspan après l’éclatement de la bulle Internet en 2000 à la tête de la FED).
Cela est patent en Europe. Nous avons une monnaie unique mais des politiques économiques nationales. Il faut impérativement nous doter 1. d’un véritable gouvernement économique européen 2. d’une supervision financière paneuropéenne qui se substituerait aux 27 systèmes existants 3. Au niveau mondial, d’une nouvelle architecture financière et monétaire internationale. La crise financière à laquelle nous assistons – avec ses multiples annonces de défaillances des banques, l’immensité des pertes, le montant astronomique des recapitalisations annoncées en urgence, porte ainsi une remise en cause fondamentale d’un certain modèle de croissance de l’économie mondiale et de l’industrie financière internationale.
La réponse à apporter est d’autant plus délicate à apporter qu’il n’est plus possible que le pouvoir soit laissé à une économie dominante. Le vrai défi historique est d’élaborer ensemble de nouvelles règles du jeu dans tous les domaines qui s appliqueront aux Etats. Il s agit bien de changer la gouvernance mondiale. Si les règles sont élaborées en commun, elles auront force de loi. La tâche est immense car elles supposent des abandons de souveraineté.
Enfin, autre difficulté, cette crise est d’autant plus brutale que pour la première fois depuis longtemps, elle touche en même temps tous les pays et tous les secteurs. Tous les pays sont aujourd’hui dans le même bateau qui verra le commerce mondial chuter de 9% en 2009. 1. Cette crise est d’abord une crise du capitalisme financier mondialisé, dont la logique est celle du seul rendement sur les marchés financiers, et non plus de la croissance sur le marché des biens.
- Un modèle de développement d’abord fondé sur la stagnation des revenus des ménages, aux États-Unis en particulier, qui a été la cause de l'endettement délirant qui a plombé l'économie mondiale. La croissance des inégalités, sans précédent depuis l'entre-deux- guerres, a remonté le ressort du désastre des subprimes. Vue ainsi, la crise que nous connaissons ne doit pas être attribuée aux Madoff, Kerviel et autres amateurs de zéros. La dérive du capitalisme n'est pas le fait d'un petit groupe de personnes, c'est la crise d'un modèle de croissance, d'un système de répartition des revenus. Cette crise marque également la fin d’un paradigme : celui du financement des principales économies au prix d’un endettement toujours croissant de leurs propres ménages, notamment dans les pays anglo-saxons, au détriment des revenus salariaux. Et c'est pour cela qu'elle sera difficile à résoudre, tout comme l'avait été celle des années 1930, qui n'avait débouché sur les Trente Glorieuses que quinze ans plus tard.
- De toute évidence, les taux de profits fantastiques exigés naguère par les « marchés » n'étaient pas compatibles avec la croissance de l'économie mondiale. Lorsque celle-ci progresse de 4 %, les entreprises ne peuvent voir leurs bénéfices durablement croître de 15 %. Ce n'est pas de l'idéologie, mais de l'arithmétique.
- Pour nous tous, Sociaux-démocrates, elle montre que nous avons raison de défendre depuis plusieurs années, dans nos débats internes, au sein de la gauche, une autre Mondialisation, plus équilibrée entre les facteurs travail et capital, à visage plus humain. Nous avons aussi une opportunité historique pour exiger, au cours des prochains mois au sein des instances européennes et internationales, plus de droit, plus de régulation, plus d’éthique dans le activités financières mondiales.
- C’est notre première responsabilité. Au-delà des mesures d’urgence qui ont été prises à ce jour pour éviter un effondrement global de l’industrie bancaire et financière mondiale , les conclusions du premier G. 20, trop timides, annoncent la réorganisation indispensable de l’économie financière, qu’il faudra confirmer, approfondir lors d’un deuxième sommet dés cet automne.
Au-delà des facteurs à l’origine directe de la crise actuelle, nous devons prendre la mesure des extraordinaires mutations à l’œuvre dans le monde en ce début de 21ème siècle.
2. Abondance du travail, rareté du capital. Dans les vingt dernières années, la population active insérée dans l’économie mondiale a doublé : avec l’ouverture de la Russie, de la Chine, de l’Inde, elle est passée d’environ 1,5 milliards à 3 milliards. Dans le même temps, le stock de capital utilisable n’a que faiblement augmenté, si bien que le capital par travailleur a presque baissé de moitié: Résultat, le monde est aujourd’hui, et pour longtemps, abondant en travail bon marché. Et les effets sont d’ores et déjà visibles : pression à la baisse sur les salaires, licenciements, délocalisations.
3. Compétition des modèles fiscaux et sociaux. Au sein de ce capitalisme mondialisé, ce ne sont plus seulement les économies qui sont en compétition mais bien les sociétés entières : modes et niveau de protection sociale, systèmes de recherche et d’enseignement supérieur, politiques fiscales et d’attractivité des territoires. La mondialisation élargit l’éventail des salaires. Elle pèse sur les revenus et les emplois des salariés peu qualifiés des pays occidentaux. Avec un corollaire terrible dans les pays occidentaux comme le notre : la logique du « tout pour les actionnaires, le moins possible pour les salariés », avec des implications majeures pour les salariés : précarisation du marché du travail (16% des salariés français aujourd'hui), réduction «contrainte» des heures travaillées, gel ou recul des salaires, apparition de working poors et de vrais pauvres sans travail. D'où, faute d'une demande suffisante, une croissance anémiée, incapable de contenir l'hémorragie des déficits et une dette de plus en plus difficile à rembourser.
4. Des instances de régulation et des règles du jeu non totalement respectées au niveau international. Si nous assumons l’ouverture, encore faut-il s’assurer que les règles du jeu sont respectées. Or, c’est une évidence, certains pays jouent de la dévaluation de leur monnaie comme une arme compétitive tandis que d’autres – certains diront qu’il s’agit parfois des mêmes – s’abstiennent de toute réforme permettant de faciliter une amélioration des normes environnementales et sociales et par conséquent, un certain rééquilibrage des conditions de la compétition économique internationale dans ces domaines.
5. L’essoufflement de la construction politique et économique européenne dans un monde de plus en plus chaotique. Malgré nos espoirs, la chute du mur de Berlin n’a pas fait émerger un monde apaisé. Les attentats du 11 septembre 2001 l’ont montré. Les guerres en Irak et en Afghanistan, dans lesquelles sont engagées des forces armées françaises, la menace toujours renouvelée de la violence et du terrorisme, les nouveaux « points chauds » du Globe (Corée du Nord, Inde/Pakistan,…) montre à l’évidence que le monde reste dangereux, chaotique. Sur le plan économique, la tentation du protectionnisme, du « repli sur soi », reste permanent. Les désordres monétaires restent patents. L’Europe, dans ce contexte international, reste mal armée. La construction de l’Europe sur le plan politique, diplomatique, militaire est de ce point de vue une exigence.
6. L’affirmation de nouveaux géants économiques et politiques – Brésil, Inde, Russie, Chine, … et d’une nouvelle géopolitique des pouvoirs se font jour, avec un axe géostratégique nouveau scellé entre les Etats-Unis et la Chine pour structurer et orienter l’économie mondiale, les énormes réserves monétaires chinoises finançant le déficit budgétaire américain en échange de l’accès des produits « Made in China » au marché américain. Déjà, la Chine mais aussi d’autres nouvelles puissances investissent dans de nouveaux territoires - l’Afrique notamment – pour y sécuriser leur approvisionnement en matières premières nécessaires à leur développement. Demain, le risque est réel de voir ces mêmes pays accaparer l’essentiel des facteurs clés de la croissance économique : le facteur travail, le facteur capital, les matières premières.
7. L’épuisement d’un certain modèle de développement environnemental enfin. La contrainte énergétique appelle une révolution de nos modes de production et de consommation. Il est du devoir du Parti socialiste de cerner les nouveaux enjeux urbains, architecturaux, économiques, et d’apporter des propositions, aux entreprises comme aux consommateurs, appréhendant ce nouveau cadre propice à l’innovation. Comment diversifier efficacement les sources énergétiques et favoriser le développement des énergies renouvelables (contrainte, incitation) ? Comment s’emparer des nouveaux défis écologiques pour promouvoir l’innovation?
8. Le défi démographique : vieillissement démographique dans les pas développés, pressions migratoires sans précédents entre les pays riches et les pays pauvres. Avec, à la clé, des tensions nouvelles et très fortes sur les systèmes économiques et sociaux et la nécessité d’inventer un développement plus solidaire, entre les générations et entre les peuples.
B. Notre responsabilité est claire : C’est celle de bâtir un nouveau modèle de développement.
La France évolue aujourd’hui dans une économie mondialisée. Notre pays a consenti dans les 20 dernières années des efforts très importants pour faire face à la nouvelle donne née de la mondialisation. Ce choix de l’ouverture internationale, conforme à la longue tradition internationaliste de la Gauche, ces efforts que nous avons menés et que nous continuons de poursuivre, qui pourrait les renier ? Toutefois, la mondialisation inquiète les Français et à juste titre car elle est porteuse de défis.
Pour donner de la lisibilité à nos propositions, nous devons les inscrire dans un modèle de développement durable qui porte une exigence de maîtrise de l’économie, de redistribution plus ample et plus juste des richesses, et qui puisse bâtir une société de plein emploi, de la connaissance partagée. Dépasser la crise, c’est bien sûr trouver ensemble des solutions à la crise actuelle de l’Europe, mais c’est surtout apporter des réponses à cette nouvelle donne, au niveau national, européen comme au niveau mondial. Nous devons donner du sens, fournir une perspective, donner confiance.
2. INVENTER UN NOUVEL MODELE DE DEVELOPPEMENT ET DE SOCIETE
Trois thèmes de travail : la croissance, l’égalité, la responsabilité.
A. Thème 1 : La croissance. Nous redonner les moyens d’une nouvelle ambition économique et industrielle en France et en Europe
La France doute d’elle-même. De sa place dans le monde, de sa vocation européenne, de son modèle républicain, de son système social, et même de ses réussites ou de ses performances.
C’est l’idée même de progrès qui est atteinte.
Nous devons proposons aux Français un nouveau contrat, un nouveau modèle de développement, de solidarité et de plein emploi ; un contrat républicain garantissant l’égalité devant l’Education, le logement, la culture, le développement des territoires ; un contrat citoyen fondé sur les droits et devoirs et un contrat écologique préservant l’environnement et les générations futures. Bref, il s’agit de répondre à l’urgence mais aussi de préparer l’avenir. Dans le domaine économique, la France subit plusieurs mois une crise économique et industrielle majeure. De manière plus structurelle, la place de la France dans la compétition internationale s’est considérablement affaiblie ces dernières années, et ce pour plusieurs raisons :
• Un sous investissement depuis plusieurs années dans l investissement technologique et industriel, au détriment de la productivité et du potentiel de croissance de l’économie française;
• Une impuissance à ne pas faire de notre formidable potentiel universitaire et éducatif un atout majeur dans la compétition internationale pour le savoir et l’intelligence ;
• Dans le domaine de la politique de l’emploi, le choix d’un certain appauvrissement de l’emploi au lieu d’une politique visant à l’enrichir. La baisse du coût du travail ne peut servir de seule politique ;
• Dans le domaine des finances publiques, la conduite d’une politique fiscale inconsidérée et de choix budgétaire contestables, qui a considérablement affaibli l’Etat non seulement pour surmonter la crise économique et financière mais aussi pour préparer l’avenir demain ;
• Dans le domaine des territoires, l’Etat n’a pas su à présent accompagner suffisamment nos territoires dans une dynamique de développement permettant de faire face aux défis multiples de la mondialisation, dans les domaines économique, industriel et social. Il nous faut aujourd’hui réfléchir à la manière de redonner les moyens d’une nouvelle ambition économique et industrielle en France et en Europe. C’est le premier enjeu. Celui de la croissance. Pour redistribuer les richesses, il faut d’abord les produire. Or, depuis trop longtemps, nous avons renoncé à intervenir directement sur l’appareil productif. Ce renoncement est inacceptable, car l’essence du socialisme, c’est d’affirmer sans relâche qu’il revient à la puissance publique d’assurer les meilleures conditions de développement des capacités de production. Depuis vingt ans, nos économies tentent en vain de lutter contre la concurrence des pays émergents en axant leur stratégie sur une compétitivité-prix. Etant donné les écarts de rémunérations qui existent entre ces pays et nous, ce combat est perdu d’avance. Alors cessons de mettre à mal notre modèle de développement dans une course au moins-disant social, dans laquelle nous sommes déjà irrémédiablement distancés !
Pour faire face et permettre à notre économie de renouer durablement avec la croissance, changeons de stratégie : investissons massivement dans les quatre piliers de l’économie de la connaissance que sont l’éducation, la formation, la recherche et l’innovation. A court terme, il nous faut aussi réfléchir aux moyens de relancer le pouvoir d’achat des ménages, affaibli par la politique de la droite.
Trois grands chantiers apparaissent prioritaires :
• S’agissant de nos priorités, trouver de nouvelles armes pour relancer la croissance, surmonter la crise, et replacer la France sur un chemin de croissance forte et soutenable dans l’ »après-crise » ;
• S’agissant de nos moyens, revisser nos grands choix de politique budgétaire et fiscale, tout en apportant des réponses aux graves dérapages des déficits publics et de la dette observées ces derniers mois ;
• S’agissant de l’organisation et du rôle même de la puissance publique dans l’économie, réfléchir à une meilleure articulation des pouvoirs et des compétences économiques des collectivités territoriales, étatiques, européennes ainsi qu’aux évolutions nécessaires du rôle de la puissance publique dans le monde d’aujourd’hui.
Il est notamment temps de refonder la politique économique autour de nouveaux principes et de nouvelles priorités : retrouver des marges de manœuvre pour rendre la politique budgétaire plus efficace en période de récessions ; réorienter résolument les dépenses vers les secteurs les plus utiles à la croissance, à la préparation de notre avenir et à la cohésion sociale.
* Concentrer les moyens publics au lieu de les disperser, particulièrement dans les domaines des politiques de l’emploi, de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’accompagnement des secteurs accélérateurs de croissance (par exemple dans le secteur des biotech, qui vient de bénéficier du lancement d’un fonds sectoriel spécifique abondé par l’État et les entreprises);
* Faire vraiment le choix de la cohésion sociale, c’est-à-dire accepter de concentrer les moyens beaucoup plus importants qu’aujourd’hui sur les situations et les risques jugés essentiels
* Libérer les énergies par l’éducation et le soutien à l’entreprenariat tout en assurant le financement des services publics et de l’Etat. Cela implique aussi bien entendu, de faire de l’Europe un véritable atout au service de notre économie et de notre croissance, ce qui passe par une révision de ses politiques notamment économiques et de son budget.
* Mieux coordonner les politiques budgétaires entre Etats membres – ce qui implique notamment de renforcer significativement l’Eurogroupe - et mettre en place un véritable budget européen capable d’épauler les Etats lors des récessions ;
* Progresser rapidement sur le terrain de l’harmonisation fiscale pour éviter la course au « moins-disant fiscal » ;
* Développer une capacité d’emprunt propre au niveau de l’Union européenne et de la Banque Européenne d’Investissement.
* Réorienter le budget de l’Union européenne vers l’investissement, la formation, la recherche-développement et le relèvement des taux d’emploi, dans le cadre d’une augmentation substantielle de ses montants au terme de la prochaine décennie.
B. Thème 2 : L’Egalité : Refonder la politique de l’Egalité des chances dans le domaine économique et social
Les efforts de la puissance publique doivent prioritairement compenser les tendances lourdes de l’inégalité sociale et trouver des réponses aux nouvelles comme aux anciennes formes de l’injustice sociale.
La France est devenu dure pour les plus faibles et au-delà pour l’ensemble des classes moyennes. Les droits fondamentaux que sont l’accès à l’éducation, à la santé, au logement, et bien sûr à l’emploi ne sont pas garantis. Pire, les inégalités restent très élevées et se territorialisent, se concentrent sur les jeunes, les femmes, dans les territoires en difficulté, minant la cohésion de notre pays. De ce point de vue, la politique sociale mais aussi fiscale menée par les gouvernements de droite depuis 7 ans a eu tendance à aggraver ces inégalités plutôt qu’à les corriger. Ainsi, et pour ne prendre qu’un seul exemple, dans le domaine social, l’hôpital, la santé n’ont jamais été autant en recul.
En réalité, ce constat, cela fait plusieurs années que nous le faisons. Le véritable enjeu est de lui apporter des solutions nouvelles.
Trois chantiers apparaissent de ce point de vue prioritaires :
* Refondre les outils de l’égalité réelle : écoles de la deuxième chance, formation continue, politiques d emploi, lutte contre l’exclusion, politique en faveur des jeunes, fiscalité...
* Assurer un meilleur partage des profits en faveur des salariés et une meilleure protection des salariés dans l’entreprise
* Sauver notre système de protection sociale et en faire un outil vers plus d’égalité réelle Parmi ces thèmes, la question de l’égalité réelle des chances est évidemment décisive.
Nous devons incarner la recherche de l’égalité réelle des chances face à la droite, dont la politique tend à reproduire de génération en génération les inégalités de patrimoine et de savoir. Pour y parvenir, notre action doit concerner tous les âges de la vie.
* En compensant par l’éducation les inégalités d’accès à la connaissance selon la naissance ;
* En recréant l’école de la réussite. Les socialistes ne sauraient tolérer plus longtemps que, dans notre pays, les enfants des quartiers défavorisés ou de zones rurales en dépopulation aient, dès le départ, beaucoup moins de chances de réussir que les enfants fréquentant les villes-centres. En développant de nouvelles réponses au défit posé à notre société par les 150 000 jeunes qui sortent chaque année du système scolaire sans qualification ;
* En favorisant la mixité sociale dans les territoires pour éviter la ghettoïsation, ce qui implique d’agir sur le logement, sur les transports et sur le tissu économique des territoires en difficultés.
* En utilisant aussi massivement la fiscalité pour lutter contre l’économie de la rente et assurer une redistribution accrue des cartes à chaque génération. A quoi bon en effet compenser, grâce à l’éducation, les inégalités à la naissance, si au cours de l’existence celui dont la famille n’a aucun patrimoine et qui peut donc compter seulement sur le fruit de son travail n’a aucun espoir de s’approcher un jour des positions détenues par les héritiers, parfois depuis plusieurs générations ?
Nous sommes pour une société en mouvement, où la mobilité sociale ne soit pas qu’un vain mot. C’est au travers de telles politiques que nous enrayerons les maux de notre société liés à la ghettoïsation : l’échec scolaire, le chômage, l’exclusion et la délinquance.
Au-delà, il nous faut inventer ensemble un nouveau modèle de développement respectueux des équilibres sociaux:
- Comment rendre les entreprises plus humaines ? Comment développer la responsabilité sociale des entreprises, remédier à la précarisation de l’emploi, renforcer des droits des salariés, et leur participation à la gouvernance de leur entreprise ? Comment refaire du monde de l’entreprise un lieu de l’égalité des chances, de la promotion individuelle possible pour chacun et surtout un lieu d’épanouisement et de valorisation des compétences ?
- Au niveau international, comment rendre la mondialisation plus humaine ? C’est toute la réflexion sur les politiques d’aide publique au (co-)développement, sur le rééquilibrage de la Mondialisation et du commerce international en faveur des pays pauvres. C’est aussi tout l’enjeu de la nécessaire refonte des normes et règles du système financier international, dans le cadre décisions – encore incomplètes – esquissées lors du dernier G20 de Londres.
C. Thème n°3 - La responsabilité environnementale et générationnelle. Changer le monde en proposant un nouveau contrat écologique
L’équilibre de la planète est en danger. En quelques décennies, les impacts sanitaires, sociaux et économiques liés aux activités humaines sur notre environnement se sont accélérés, au point de remettre en cause les capacités d’existence des générations futures de manière irréversible.
Nos modes de production, de consommation et de vie bouleversent chaque jour un peu plus les équilibres écologiques. Nous devons en changer. Crise climatique, crise énergétique, crise alimentaire : nous ne devons céder ni à l’alarmis me ni à la résignation, mais faire de l’écologie un axe essentiel de notre projet.
C’est bien un modèle nouveau de développement qu’il faut promouvoir. Notre objectif doit être d’organiser dès aujourd’hui la société sans pétrole en investissant massivement dans la recherche et en renonçant à l’usage des énergies fossiles de manière progressive, anticipée et planifiée, dans les transports et l’industrie.
Nous proposons que la France mette en œuvre une politique énergétique nouvelle fondée principalement sur deux chantiers : le développement massif des énergies renouvelables, déconcentrées et décentralisées, et la recherche de l’efficacité énergétique. Nous favoriserons la fiscalité écologique comme instrument de mise en œuvre de cette politique. Enfin, il nous semble que l’enjeu écologique nous impose de repenser notre rapport à l’espace.
* Préparer l’après-pétrole en augmentant la part des énergies renouvelables dans notre consommation globale. Selon les estimations, il nous reste en réserve cinquante ans de pétrole et de gaz naturel, cent cinquante ans de charbon et trente-deux ans d’uranium. Comme ces énergies fossiles représentent 86 % des énergies primaires aujourd’hui, il nous faut, sans attendre, nous préparer à l’après-pétrole, tant dans la perspective de l’épuisement des réserves qu’en raison des effets climatiques dévastateurs qu’entraîne la consommation des hydrocarbures.
* Réduire notre consommation d’énergie et nos émissions de gaz à effet de serre. Nous allons devoir allier, dans le futur, sobriété, efficacité et substitution énergétique. En 2020, l'Europe devra avoir diminué de 20% ses émissions de CO2, avoir 20% d’énergies renouvelables dans la consommation énergétique et avoir réduit de 20% ses consommations d’énergie. La France en 2050 devra avoir divisé par quatre ses émissions de gaz à effet de serre. Deux chantiers apparaissent de ce point de vue prioritaires : - développer les écotechnologies. L’écologie n’est pas une contrainte négative ralentissant la croissance et poussant à consommer moins : elle devient aussi aujourd’hui un enjeu économique majeur, un levier de croissance que nous devons saisir. Anticiper la production d’énergies nouvelles, faire muter l’industrie vers les technologies propres (les « cleantechs »), investir dans la recherche et développement sont autant d’opportunités d’innovations et d’emplois. Le politique ne doit pas être à la traîne, mais impulser et accompagner ce mouvement ; - repenser les politiques de l’habitat (isolation, normes de construction, maîtrise de l’énergie, …)
13 août 2009
Le tableau et son modèle...
Touchant face à face entre le modèle et sa représentation. Mais que me fait-on contempler dans cette mise en scène ? Et ces oeufs, est-ce bien moi qui les ai pondus ? Bizarre, je n'ai pas souvenir d'avoir ainsi posé. Et j'ai beau regarder ce que je suis sensée regarder, cot-cot, je ne vois rien de particulier à manger. Pourtant, toute peine mérite salaire, et une fraîche croûte de fromage serait la bienvenue, ne serait-ce que pour entretenir mon plumage, et pondre un oeuf supplémentaire... cot-cot ?
28 juillet 2009
Mirabelles mi-cuites façon JPB
Vous ramassez quelques mirabelles en pleine maturité à l'aube, de telle façon à bénéficier du maximum de parfum, d'un reste d'acidité, et de suffisamment de sucre. Ce qui vous restera en trop, vous l'offrez à ceux qui n'ont pas la chance d'avoir un verger à disposition.
Vous coupez les mirabelles en deux, et vous les faites revenir avec une grosse cuillère d'huile d'olive dans une petite poêle. Le but est de légèrement les cuire, sans qu'elles tombent en compote, en les caramélisant un petit peu, histoire de bonifier la saveur. Au bout de deux minutes, elles finissent alors par rendre un peu de jus, et quand vous estimez que c'est bon, à l'aide d'une fourchette, vous disposez en pluie un peu de poudre de cacao non sucré de marque VAN HOUTEN. Deux fourchettes suffisent, il ne faut pas masquer le goût de la mirabelle.
Vous touillez un peu pour enrober les fruits, mais sans les rendre en purée, on enrobe.
Dans un saladier, vous cassez deux oeufs bio de préférence. Vous rajoutez deux cuillères de farine, bio également. Encore deux cuillères de fromage blanc 0 % et vous mélangez une trentaine de secondes. En laissant reposer, l'humidité contenue dans le fromage blanc va imprégner les grumeaux de farine, et cinq minutes plus tard, ce qui vous laisse le temps de manger le plat principal du repas, pour ma part un poisson et une salade de tomate, en rebattant le mélange, mi omelette, mi-pâte à crêpe, il sera suffisamment fluide pour le cuire dans une poêle anti-adhésive.
Pour cuire le poisson dans une poêle anti-adhésive sans huile, je farine la peau, ce qui fait cuire l'intérieur du poisson dans sa peau durcie par une petite croûte, qui s'avère ensuite très facile à détacher de la chair. Il n'y a pas de projection d'huile, le poisson se déshabille sans effort, et si on surveille bien sa cuisson, la chair reste suffisamment moelleuse.
Assez rapidement les quatre millimètres maxi d'épaisseur vont cuire. L'humidité va faire des bulles qui provoqueront une espèce de cuisson genre biscuit. Quand vous estimez que c'est cuit, vous rajoutez le mélange encore suffisamment tiède de la première poêle contenant les mirabelles.
Vous rabattez à l'aide d'une spatule en bois la moitié du fond pour masquer en partie le mélange, et vous faites glisser sur une assiette, avant que de couper en deux. Vous pouvez alors imprégner en surface, pour les plus exigeants d'un peu d'alcool de mirabelle, ou vraiment si vous voulez connaître le goût du paradis, compléter ce désert par une espèce de trou lorrain sous forme de glace, à déguster à la petite cuillère.
C'est sain, c'est copieux et c'est bon. ;-')
27 juillet 2009
La fin du prolétariat.
Adieu le gros bleu qui tache, quand au Leclerc du coin, on a des vins en vente à ce prix-là, on sait que les facteurs ne seront jamais Présidents de la République.
14 juillet 2009
Le problème est de définir le statut de l'art.
Il y a l'expression, qui elle est codifiée par les lois. Pas d'appel au meurtre, à la violence gratuite, pas d'effet d'entraînement manipulatoire, pas d'appel au racisme et au révisionnisme. Bref, la provocation comme genre artistique n'en est pas un. La provocation doit élever l'autonomie de l'esprit humain pour avoir un sens.
Si on regarde les surréalistes, de sacrés provocateurs, leur but était de surpasser la représentation du réel que l'on se faisait à l'époque donnée, et de pousser l'art dans une dimension supplémentaire. On ne peut pas accorder le statut d'art à une gerbe haineuse, pas plus que le tag immature qui envahit l'espace public avec comme seul bénéfice la prétention de celui qui l'a commis.
Regardez deux grands artistes, comment les confondre avec la médiocrité de je ne sais pas qui ?
13 juillet 2009
Le 14 juillet...
Le 14 juillet
par Schuman-Kanfen
La prise de la Bastille a fait du bruit, inutile de le nier.
09 juillet 2009
Les trois cagouilles planantes.
Je crois avoir traduit à ma façon la manière dont j'imagine que Lucette Niord aurait traité la thématique du don des tables de la Loi à Moïse tout en haut du SinaÏ. Dans le fait d'avoir le don de la Loi, il y a le cadre dans lequel cela s'opère, non pas le cadre historique dans lequel cela s'est effectué, c'est somme toute anecdotique de représenter un désert et une montagne, mais le cadre global, dans lequel on puisse intégrer le sens même de la Loi, et ainsi passer d'une lecture naïve, à la compréhension du sens même de l'ensemble et de la façon dont on peut actuellement, selon les connaissances du moment, la traduire à notre époque et la faire partager. La liberté d'interpréter permet de poser la laïcité, fondement du vivre ensemble dans le cadre républicain.
Cordouan au creux de la main...
C'est évidement la visite incontournable à faire avant que le flot de touristes déferle, tout est luxe, calme et charentais. On peut déguster quelques huitres sauvages sur place, et monter tout en haut tenter de voir plein ouest la satue de la Liberté. :-)










































