05 février 2012
Le principe du capital risque :

Donner la somme d'argent nécessaire à un entrepreneur afin que son entreprise prenne la première place le plus rapidement possible sur un marché, étouffant ainsi la concurrence. En échange de cet argent, un certain nombre d'actions pour l'investisseur. Quand l'entreprise devient prospère, ce dernier revend ses actions, récupérant son investissement et du bénéfice. C'est le principe de base pour Facebook et Apple, en France, on n'a pas... :-(
Le revers de la médaille, c'est que toutes les idées ne fonctionneront pas, et que neuf fois sur dix, l'entreprise créée fera faillite, et les fonds perdus.
Si on étudie globalement la rentabilité de l'ensemble des fonds investis, elle est identique à celle du livret d'épargne. Si l'investisseur a le nez creux, et qu'il sent la bonne affaire, c'est le jack-pot, autrement il perd ses fonds tout bonnement.
Alors pour un épargnant français, pourquoi irait-il prendre des risques avec ses économies à jouer à une forme de roulette russe inversée ? Il est bien plus simple d'acheter un appartement et le louer, car le capital est préservé, et les loyers assurés.
Aménager un statut pour les Business angels en lui accordant un avantage fiscal, est certes une première étape. Mais elle est insuffisante, car elle ne permet pas de mettre au même niveau le montant du capital risque disponible pour lancer les entreprises de demain en Europe, vis à vis du montant disponible aux USA.
Il s'agit alors de collecter du capital risque, dix fois, cent fois, mille fois l'existant, le faire au niveau européen, et l'attribuer dans des affaires n'ayant pas de doublons au niveau européen. Il faut mettre en face les porteurs d'idées, et le capital. Donc avoir un lieu spécifique pour le faire au niveau européen. C'est le principe de Schuman-Kanfen, nouvelle capitale économique pour l'Europe. En gros c'est structurer l'économie de demain au niveau européen. Face aux autres blocs économiques, Chine, USA, il y a un effet de taille à prendre en compte, une petite entreprise française se fera rapidement doubler sur le marché mondial, si elle ne dispose pas du capital nécessaire pour prendre la première place face à sa concurrence.

